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Une IA choisie, pas subie 
(ce que mes échanges ont changé dans ma formation)

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Je construis une formation destinée aux UX researchers, UX designers, UI et product designers, pour les aider à optimiser leurs processus grâce à l'IA. Avant de la figer, j'ai voulu savoir ce que les gens en attendaient vraiment. J'ai envoyé un formulaire, j'ai échangé, et j'ai écouté.

Je ne m'attendais pas à certains retours.

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Je pensais qu'on me demanderait surtout des outils, des astuces, des prompts pour aller plus vite. Il y a eu ça, bien sûr. Mais plusieurs personnes m'ont parlé d'autre chose : d'écologie, d'éthique, de RGPD, de solutions plus souveraines. De l'envie d'utiliser l'IA de façon raisonnée, voire de pouvoir s'en passer. Je ne l'avais pas anticipé. Je l'ai trouvé précieux, et j'en ai fait une partie du cœur de la formation.

 

Voici ce que ça a changé.

Des prompts clairs, pour une seule génération

Soyons honnêtes : à partir du moment où on utilise l'IA, on n'est pas « écologique ». Une requête consomme, et le prétendre serait malhonnête.Ce qu'on peut faire, c'est réduire l'impact. La formation insiste sur des prompts clairs et complets, pensés pour obtenir une seule génération plutôt qu'une longue discussion à rallonge. Un prompt bien construit du premier coup, c'est moins d'allers-retours, moins de tokens, moins de consommation — et souvent un meilleur résultat. C'est un geste simple, et il compte.

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Des moments assumés sans IA

Je crois qu'on gagne à produire soi-même en premier, puis à étoffer avec l'IA. Pas l'inverse. Quand on laisse l'IA générer la première version, on hérite d'une pensée moyenne, et on passe le reste du temps à s'en écarter. Quand on pose d'abord sa propre matière, l'IA vient l'enrichir, la challenger, l'accélérer — sans la remplacer.

C'est pour ça que la méthodologie ménage des étapes délibérément sans IA. Et certains profils préfèrent ne pas l'utiliser du tout : c'est un choix que je respecte, et la méthode tient sans elle.

L'éthique et le RGPD, pris au sérieux

Utiliser l'IA en recherche utilisateur, c'est manipuler des profils, des verbatims, parfois des données personnelles. La formation nomme les risques plutôt que de les contourner : le biais des utilisateurs synthétiques (qui surreprésentent des profils moyens), le consentement, la protection des données, l'hébergement.

Et rien ne sort d'une session comme une vérité : ce qui vient de l'IA reste étiqueté « non validé » tant que de vrais utilisateurs ne l'ont pas confirmé.

Des solutions françaises et européennes, proposées d'entrée

Ce point est revenu souvent, et il me tient à cœur. Dans la formation, les solutions françaises et européennes ne sont pas un lot de consolation cité après l'outil américain — elles sont proposées d'entrée, au même niveau. Le Chat (Mistral), Framaforms, Noota, Matomo, Penpot, Condens… On sait ce qu'elles font, on sait où la donnée est hébergée, et on les met sur la table dès le départ.

Ce qui reste

L'IA accélère, mais le jugement reste humain. C'est la ligne qui traverse toute la formation. Ou, comme je le répète souvent : trois vraies interviews valent mieux que cinquante personas générés.

Ce que ces retours m'ont surtout appris, c'est que beaucoup de professionnels ne veulent pas d'une IA subie. Ils veulent une IA choisie — utile là où elle apporte, mise de côté là où elle dessert. C'est exactement la formation que j'ai envie de transmettre.

Cette formation est en cours de construction. Si l'approche vous parle et que vous aimeriez y avoir accès — pour vous, votre équipe ou votre école — écrivez-moi, je serai ravie d'en discuter.

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